Champs électro-pulsés pour éliminer des bactéries pathogènes

Traitement par champs électriques pulsés (CEP) des intrants de méthanisation

Ce projet de traitement d’intrants par champs électriques pulsés vise le monde de l’industrie et surtout les exploitations de méthanisation. Son but est de proposer une alternative aux traitements thermiques classiques comme la pasteurisation, destinés à détruire les bactéries pathogènes.

 

Les intrants de méthanisation sont des déchets organiques. Ils permettent de produire du biogaz et un résidu solide, le digestat. Ils proviennent du secteur agroalimentaire, agricole, des stations d’épuration et sont majoritairement des déchets verts, des excédents agricoles, des boues et graisses de collectivités. Ces matières sont contaminées par de micro-organismes pathogènes qui pourraient perturber les bactéries méthanogènes présentes dans le digesteur et recontaminer les champs où sont épandus les digestats. Il est donc nécessaire de les éliminer pour éliminer le risque sanitaire et améliorer la production de méthane.

 

Actuellement, la SEM LIGER basée à Locminé (56) dispose d’une unité de méthanisation dont les intrants sont traditionnellement traités thermiquement via un procédé batch, gros consommateur d'énergie et baissant le rendement de production.

L’utilisation de ce système lui permettra d’avoir un apport contrôlé continu, et sain, des intrants dans son processus de méthanisation. Elle disposera ainsi d’un système de production de méthane fiable avec un meilleur rendement.

 

L’université Bretagne Sud a la tâche de faire une étude incluant des besoins techniques en thermique, en génie de procédés, mais également en physique-chimie ainsi qu’en microbiologie. Ce travail est mené au sein de l’IUT de Lorient-Pontivy. La partie pratique est effectuée au sein de l’équipe de l’IRDL/PTR4 de Pontivy, spécialisée dans le génie des procédés et qui dispose du matériel nécessaire dans son centre de recherche. La partie modélisation est réalisée grâce aux savoir-faire en modélisation numérique multiphysique de l’antenne de Lorient. Elle est réalisée avec le logiciel ANSYS FLUENT et prend en compte des phénomènes électriques, thermiques, physiques, biologiques et chimiques.